Chapitre 13 : La Corse.

 

 

   L'appareil se posa sans encombre à Ajaccio.

   Ville magnifique, chargée d'histoire, L'Empereur y a une empreinte omniprésente. Ajaccio, ville où il est facile de constater qu'il n'y a pas de chauves mais à Calvi, si.

 

   Phil récupère sa valise et monte dans un taxi, donne l'adresse de son hôtel. Au bout de quelques secondes, il se penche vers l'avant, effleure l'épaule du chauffeur pour lui demander " Quel est le décalage horaire avec la France ? ". Soudain, le conducteur pousse un cri, perd le contrôle du taxi, évite de peu un bus, monte sur le trottoir, et s'arrête enfin à quelques centimètres d'un poteau !

- Ça va pas ? s'écrie Phil, t'es malade ou quoi ?

- Je suis désolé, vous m'avez vraiment fait peur ! Répond le conducteur encore tremblant...

- C'est pas possible ! T'es taré ! Je t'ai à peine touché l'épaule !

- Faut pas m'en vouloir, m'sieur. C'est ma première journée de taxi, avant j'étais depuis dix-huit ans au volant d'un corbillard ! Vous m'avez fait une de ces frousses... ! J'en ai encore la chair de poule.

   Phil s'installe à son hôtel, le moins cher qu'il put trouver sur Internet. Bien situé malgré tout, en centre ville. Il s'installe ensuite à une terrasse sur le Cours Napoléon et regarde distraitement passer une manif où il note cependant avec amusement ces deux femmes, côte à côte, l'une tenant une pancarte " Les hommes sont des lâches, égoïstes et immatures " ; sa voisine prônant " La femme est l'égale de l'homme "...Il repensa avec une certaine nostalgie à sa courte période dans l'enseignement. Il revit ce délégué syndical qui lui expliquait qu'à Paris, les manifs allaient de République à Nation parce que le parcours était en pente. Il lui était aussi difficile d'oublier le magistral bourre-pif que lui colla ce même délégué lorsque Phil lui demanda pourquoi, dans la fonction publique, une journée de grève était appelée " Journée d'action " ?

    En revenant à son hôtel, il remarqua que la porte voisine était gardée par un policier en faction et qu'elle était flanquée de scellés. Le patron de l'hôtel lui expliqua qu'un affreux drame conjugal s'y était déroulé :

 

Dans le livre : Douceurs Corses...

 

 

   Phil eut quelques sueurs froides en repensant à Véronique et au nombre de coups de marteau qu'il aurait pu se prendre sur la tronche !

   Ayant du temps devant lui, il décida de faire un tour en bus, excellent moyen de découvrir une ville et dans le cas présent, d'avoir une vue globale d'Ajaccio. Il regarde le plan des dessertes locales et s'installe à bord.

 

Dans le livre : Phil, le curé, l'alcoolo...et le Pape...

 

 

   Phil se fit tout petit dans son siège et profita du paysage qui s'offrait à lui.

 

   Le lendemain, il devait retrouver Ange, un Corse connu à l'époque où il était élu, lors des réunions de l' A.M.F (Association des Maires de France). Plutôt que louer une voiture, il fit le choix de trouver une occasion dans les annonces de la presse locale puis s'en débarrasser avant de retourner sur le continent ; une voiture idéalement pas chère, en bon état et qui craindrait moins qu'un véhicule de location sur les difficiles routes locales. Il trouva une annonce portant sur une belle Citroën " BX " correspondant en tous points à ses critères. Il se rendit chez le propriétaire, sur la route d' Aspretto. Le vendeur sortit du garage une voiture rouge foncé qui semblait comme neuve malgré sa presque trentaine d'années. Phil fut immédiatement séduit, il estimait avoir beaucoup de chance : elle était strictement identique à celle que conduisait Jean Reno dans le fameux film de 1991 " L'opération Corned Beef " ; film que Phil considérait toujours comme un must dans la filmographie de l'acteur.

   Des sièges en skaï beige, encore revêtus des plastiques d'origine, des inserts en ronce de bakélite à l'intérieur des portières parachevaient le tout. Au compteur, la belle affichait 14124 kilomètres. Phil douta de la véracité du chiffre....

 

Dans le livre : L'achat d'une BX d'occasion...

 

 

    Au volant de son bolide, il reprit la direction de son hôtel. Après avoir réuni ses affaires, prudent malgré tout et espérant toujours faire d'amoureuses rencontres, il jugea préférable de passer par une pharmacie acheter une boite de préserv'hâtifs dans son cas. Ensuite, il prit la route, son ami Ange l'attendant dans son village de Vizzavona, sur la route de Corte. Au bout d'une vingtaine de kilomètres, il fut arrêté par un contrôle des douanes. Une seule voiture le précédait.

- Avez-vous quelques choses à déclarer ?

- Non, rien, répondit le conducteur.

- Qu'avez-vous dans le coffre ?

- Des calculettes, uniquement.

- Quelle idée ! Et vous en avez combien ?

- Quatre ou cinq...

- Ouvrez votre coffre, s'il vous plaît.

Le conducteur ouvre, et là, surprise du douanier qui compte : 1 révolver, 1 fusil de chasse au sanglier...(du ique), 1 pistolet-mitrailleur, 1 lance-roquettes et 30 kilos de munitions diverses ! Le douanier lui demande :

- Vous appelez ça des calculatrices, vous ?

- Bé oui, vous devez venir du continent, vous ! Avec quoi croyez-vous que l'on règle nos comptes en Corse ?

Le chef qui en avait vu d'autres armés comme des destroyers, laissa passer...Faire de la paperasse pour si peu...

Phil passa sans encombre le contrôle, seule sa tenue fit sourire les douaniers ; le pantalon " pattes d'eph ", forcément...

   Il poursuivit tranquillement sa route mais plus loin, il fit une pause café qui s'avérant être un véritable explosif, amena Phil à penser " Y'a pas à dire, le café, c'est comme les femmes, au début ça excite et après ça énerve ! ". Il n'avait pas, initialement, vu un homme installé dans un transat, sous les arbres et occupé à manger des cerises. Régulièrement, il crache les noyaux. Remontant dans sa voiture, il lui demande si ça allait bien.

- Ben, ça va, vous voyez, je plante !...puis il commença à rouler une cigarette.

Phil toujours prêt à donner des leçons, à vouloir jouer les directeurs de conscience, lui dit :

- C'est pas forcément bon pour la santé !

- Bé oui, je sais mais maintenant je les achète plus toutes faites, je les roule moi - même...le docteur m'a dit que je pouvais fumer à condition de faire de l'exercice.

   A cet instant, derrière eux, passe à vive allure une moto ; une sacoche en tombe, s'ouvre sous le choc et laisse découvrir des liasses de billets. Le Corse regarde et fataliste donne un avis :- J'ai de la chance, si le vent se lève, je suis riche...

   Phil comprit qu'il ne toucherait pas le pactole ; sans doute s'agissait-il de subventions européennes pour les très nombreux troupeaux de vaches officiellement, tout du moins, déclarés à l'administration.La BX redémarra et un peu plus tard, Phil retrouva Ange. Gabriela sa femme, Yvan le fils aîné, Sébastien, son frère lycéen et Maria leur fille, devaient les rejoindre plus tard.

 

Dans le livre : Une vie de médecin de campagne...

 

 

   C'est confortablement installé sous le parasol qu'ils échangèrent les nouvelles des uns et des autres ; Phil, toutefois, se fit discret sur quelques pans de sa vie privée et sur les raisons exactes des raclées successives infligées par les électeurs.

   Gabriela arriva de son travail dans une maison de retraite du voisinage. C'est rapidement et dans la bonne humeur que se font les présentations. Le couple se tenait par la main, amoureusement, et Phil ne put s'empêcher de faire une remarque :

- Avec mon ex, c'était pareil mais moi, c'était pas sentimental ; si je lui lâchais la main, j'avais toujours peur qu'elle se barre pour aller faire du shopping...

 

Dans le livre : La vie en maison de retraite...

 

 

   L'horloge tournait tranquillement, ils préparent le repas en attendant le retour de Sébastien, leur fils lycéen ; A l'oral d'un examen blanc, avant le bac, deux heures de questions intensives : il n'avait pas parlé malgré la pression. Un vrai Corse lui aussi. Il considérait que le bac, c'était comme la lessive : on mouille, on sèche et on repasse.Occupé à préparer les olives, Ange en plaisantant dit :

- En Corse, l'été dure neuf mois et c'est la période des examens :

 

Dans le livre : abécédaire Corse.

 

    En attendant le fiston qui tardait un peu, Gabriela dit à leur invité :

- La région comme toute l'île d'ailleurs, est magnifique. De plus, vous avez de la chance, vous pourrez partir avec Ange et Sébastien grimper un peu sur le GR20, c'est tout à côté d'ici.

- Ah, le Cervin ! Dit Phil, c'est génial, il y a encore de la neige dans les stations ?

Gabriela ne se posait déjà plus beaucoup de questions et admit, en son for intérieur que parfois elle avait douté de la description faite par son mari. Elle vérifiait ainsi la citation " Un ami c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même ! ".Sur ces pensées, Sébastien arriva un peu essoufflé et pria l'assemblée d'excuser son retard. Il avait fait un détour pour accompagner Nino un copain et en rigolait encore !

 

 Dans le livre : Drôle de paroissien, son confesseur et la morale...

 

Ange rigolait et amusé, dit à son fils :- Vous êtes gonflés, les jeunes, ce n'est pas moral d'utiliser de tels procédés !

Phil qui écoutait tout en essayant de mémoriser les quatre noms, sait-on jamais, intervient :

- Personnellement, je déteste ces filles qui couchent le premier soir, faut attendre toute la journée ! Le hasard faisant bien les choses, Yvan arrive, il venait de passer quelques jours dans sa belle-famille. Séjour fort agréable au demeurant mais il devait repartir dès le lendemain pour des obsèques :

 

Dans le livre : Un bien triste (?) décès...

 

 

   Le lendemain matin, à la fraîche, tout le monde part faire un tour sur le GR20 tout proche, il fut simplement indispensable de convaincre Phil qu'il serait difficile de faire " le Cervin " en tongs, ce n'était pas la chaussure idéale pour une ballade sur ce sentier mythique de grande randonnée. Une petite heure plus tard, ils rencontrent un berger et son troupeau. Ce berger connaît bien Ange qui se trouve être à la fois son voisin et son médecin. La discussion s'engage, Phil l'interroge sur un détail pratique :

- Comment faites - vous pour tracer ces chemins dans la montagne ?

- Bah, on lâche un âne, on regarde par où il passe, on prend un autre âne, on voit à chaque fois s'il emprunte la trace de son congénère et à partir de là, on fait le chemin !

- Et si vous n'avez pas d'âne dans le coin ? Tente Phil toujours un peu têtu.

- Ah là, forcément ! Si nous n'avons pas d'âne, on fait venir un ingénieur des Ponts et Chaussées du continent...remarquez bien, ils sont effectivement moins doués sur le continent parce que mon âne, lui, il me donne aussi l'heure...

- Alors là, je ne vous crois pas un instant !

Le berger se penche, soulève la patte arrière gauche de son animal, se relève et annonce :

- Il est dix heures vingt !

Phil qui avait regardé sa montre simultanément ne peut que se rendre à l'évidence.

- Alors là, je dis chapeau ! Vous, les Corses, vous m'épatez chaque jour un peu plus et vous n'avez pas un métier facile dans ces montagnes !

Le berger, sentant bien le genre de client qui était face à lui, décide de charger encore un peu la barque...

- C'est vrai, je vous remercie. Malgré la vie rude qui est la mienne, l'essentiel est de bien s'entendre avec les autres mais surtout que chacun reste à sa place et soit discret. Un jour, j'ai vu dans une ferme voisine, un cheval malade. Le vétérinaire a dit au paysan qu'il allait injecter à l'animal un remède mais si trois jours plus tard il n'était pas guéri, il faudrait l'abattre. Mystère de la nature ou de la cohabitation des animaux ? Toujours est-il que le cochon qui avait tout entendu, a fait comprendre au cheval qu'il fallait absolument qu'il se lève...mais le cheval était trop fatigué ; le deuxième jour, pas mieux, le cheval reste couché.

Le troisième jour, le cochon dit à nouveau au cheval de se lever sinon il sera abattu ; alors, dans un dernier effort, le cheval s'est levé. Tout heureux, le paysan a dit " Faut fêter ça, on tue le cochon ! ". C'est bien la preuve qu'il ne faut pas se mêler des affaires des autres !

- Bien d'accord avec vous ! Cela dit, ce n'est pas en Anjou que nous avons des animaux aussi doués !

 

    Le petit groupe prend congé, Ange, Gabriela et Sébastien échangent des coups d'œil complices. Par jeu, aucun n'a voulu dire qu'à chaque ballade effectuée avec des " nouveaux " sur l'île ; appelés localement des " pinsuts " (1) leur voisin berger leur faisait à chaque fois ces blagues...oubliant simplement de dire qu'en levant une patte de l'âne, il était certain, de cet endroit, d'apercevoir l'horloge du clocher...Ils durent redescendre pour le déjeuner, Ange et Gabriela devaient reprendre leurs activités en début d'après-midi.

   Ils laissent Phil endormi dans son transat, épuisé par la ballade du matin. Le soir venu, Ange et Gabriela rentrent tard du travail. Ange a décidé de prendre quelques jours pour emmener Phil dans son village natal où ils retrouveraient ses parents âgés, d'autres membres de la famille et des amis. La vie en corse...

   Le départ est matinal, Gabriela pas fâchée du départ, même provisoire de leur invité. En revanche elle savait que l'absence de son mari lui pèserait. Le 4X4 ne fut pas de trop pour accéder au village, une vraie citadelle. Ange proposa d'en faire une visite rapide avant qu'il ne fasse trop chaud. Ils déambulent dans les calades étroites. Seul un chat famélique ; les chats des romans sont toujours faméliques ou noirs, cherchait l'ombre sur le pas d'une porte. La montée aurait convenu à J.P Raffarin, elle était droite mais forte. Ils croisent un homme qui, en descendant, se retourne et dit :

 

Dans le livre : Deux copains, une rencontre...

 

 

Phil ne peut s'empêcher d'intervenir :

- C'est bien ce qui fait la différence entre les Corses et Claude François, vous ne verrez jamais un Corse mourir une ampoule à la main !

Dominique et Ange le fusillent du regard...en attendant mieux ?

Ange propose ensuite de rejoindre la maison de ses parents et d'y déposer leurs bagages.

Ange embrasse ses parents, Amédée et Léontine, s'enquiert de leur santé ; malicieux, comme à l'habitude, son père prend la parole :

- Impeccable ! Toujours debout à six heures !

- Je ne vois pas l'intérêt, tu ne fais rien de tes journées arrivé à ton âge !

- Je sais mais ça dure plus longtemps ! Je me sens comme un nouveau-né !

- Vraiment ?

- Bé oui...pas de cheveux, pas de dents et des couches-culottes !

- Tout va bien, alors ! Tu n'es heureusement pas rendu au stade où tu devrais choisir entre Parkinson et Alzheimer !

Futé, Amédée répond à son médecin de fils :

 

Dans le livre : Diagnostic...de malade !

 

Ils prennent le déjeuner avec les parents d'Ange ravis d'avoir de la visite, autour d'une bouteille de Patrimonio qui fit dire à Amédée, plein de sagesse :

- Phil, le secret pour jouir d'un bon vin est simple : ouvre la bouteille, laisse la respirer un peu. Si elle manque d'air, fais-lui du bouche-à-bouche !Léontine, avec son sourire malicieux, ajoute :

- Bois un peu de vin, tu te sentiras mieux...Si un verre de vin est bon pour toi, imagines ce qu'une bouteille entière peut faire ! Dans le vin il y a de la sagesse, dans la bière du sucre et dans l'eau il y à des bactéries...alors !

Phil connaissait maintenant les raisons de sa bonne santé...

   Ils passèrent l'après-midi ensemble ; Ange ayant à chacun des ses passages des nouvelles des familles du village. C'est ainsi qu'il apprend le décès du doyen, Francesco. Il avait fait fortune à Ajaccio en ayant ouvert plusieurs boulangeries et profité ensuite d'un patrimoine immobilier conséquent. Il avait eu une vie difficile et laborieuse mais aussi la chance d'avoir trois fils affectueux ; il en eut d'ailleurs la preuve avec le plus jeune, Doumé. Malheureusement, ce fils commit quelques écarts de jeunesse répétés ajoutés à de mauvaises fréquentations ce qui lui avait valu d'être incarcéré à la prison des Baumettes à Marseille. La séparation du père et du fils fut une période forcément difficile mais par chance, le père s'était rapidement intéressé aux technologies modernes et de fait, maîtrisait bien l'informatique ; il leur fut donc possible de correspondre par messagerie interposée. Francesco avait l'intention de planter ses pommes de terre ; l'âge, la fatigue lui rendaient la chose réellement compliquée. Il s'en ouvrit à Doumé :

 

Dans le livre : Leçon de jardinage...et héritage.

 

   Ses parents ayant l’habitude de se reposer en fin d’après-midi, Ange proposa à Phil de les laisser au calme et monter sur la place du village, l’endroit le plus calme, près de la fontaine, sous les platanes. C’était le lieu de retrouvailles, d’échanges entre toutes ces familles qui se connaissaient depuis des générations. Ils s’installent, le verre de bière à la main. Soudain ils entendent des éclats de voix provenant d’une maison proche, les Léandri :

 

Dans le livre : Scandale dans la famille...

 

 

   Après cet intermède houleux, la place retrouva son calme habituel et les discussions reprennent leur cours normal. La situation s’étant bien terminée chez les Léandri, le patron offre sa tournée. Phil, très impressionné par cette ambiance se faisait très discret ; il se souvenait avoir lu " L’enquête Corse " de Pétillon. Sa couardise reprenait le dessus et il se disait que le peuple Corse était parfois bien étrange ! Son séjour touchait à sa fin et pourtant, il n’était pas tout à fait au bout de sa découverte…Malgré toutes ces émotions, il trouva rapidement le sommeil. La bière, la tournée de pastis et le vin du Cap Corse eurent raison de son, pourtant, solide entraînement.

   Le lendemain, comme chaque jour, en ouvrant les volets, il était évident que ce serait encore une magnifique journée.

   La veille, lors du dîner, Ange l’avait prévenu qu’un évènement d’importance aurait lieu. L’un des jeunes du village, Matéo allait bientôt se marier. La coutume voulait qu’il aille en informer et inviter son grand-père. Matéo étant un voisin, Ange se devait de l’accompagner. C’était, en général, l’occasion pour les grands - parents de donner au futur marié des conseils empreints de sagesse. La visite était prévue pour onze heures.

 

Dans le livre : Pas touche aux traditions !!!

 

 

   Phil commença ensuite à rassembler ses affaires pour son départ. Il se dit qu’il avait le temps d’aller acheter des fleurs pas trop chères pour remercier Gabriela. De plus, prévoyant qu’une rencontre féminine imprévue était toujours possible, notamment avec la fille de son ami Ange qui devait passer, il pensa qu’une boite de petites pilules bleues pouvait lui être fort utile. Lorsqu’il arriva sur la place, il ne pouvait savoir ce qu’il venait de s’y passer et animer la vie habituellement paisible qui y régnait. Un homme d’aspect banal s’était présenté à la pharmacie et avait demandé du Silnedafil, la petite pilule bleue très connue. La pharmacienne lui délivre une boite, le client sort de l’officine en disant :

 

Dans le livre : Arnaque à l'envers...

 

 

   L’heure de la séparation arriva, Ange devait le conduire à l’aéroport d’Ajaccio. Promesse fut faite de se revoir, en Anjou cette fois. Ange accepta par politesse, Gabriela resta très évasive…Aller sur le continent lui pesait ; elle avait bien accompagné son mari à deux reprises à Paris mais ce fut un réel problème que supporter la vie de la capitale malgré ses très nombreux attraits touristiques. De plus, l’idée de revoir Phil l’achevait !

   Ce dernier s’apprêtait à pousser beaucoup plus loin son voyage. Ses recherches initiales, bien que laborieuses, de nombreux appels téléphoniques, l’avaient mis sur la piste d’une ancienne relation. De fil en aiguille, il avait appris avec surprise qu’un ancien collègue élu s’était retiré à l’Est de la Méditerranée. Il était donc attendu...suspens !

 

(1) De "Pinzutu" prononcé en absorbant la dernière voyelle, d’où " Pinsut ", prononcé "Pinsout".

 

A SUIVRE...Un peu plus vers l' Est...

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Les frais de port sont offerts.

 

Merci et à bientôt !